Spécial COP28 : « La Supply Chain amont représente un important gisement de décarbonation pour les chaînes de valeur » Ghislain Journé, CMO de BEVOLTA

Publié le 28/11/2023

Quand on évoque l’empreinte écologique des Supply Chain, les discussions se focalisent souvent sur la logistique – essentiellement les entrepôts et le transport – or l'empreinte carbone d'une supply chain englobe l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre associées aux approvisionnements, à la production, au transport, au stockage et à la distribution des biens, y compris les émissions indirectes liées à l'énergie utilisée tout au long de la chaîne d'approvisionnement. En clair il faut raisonner à l'échelle de la chaîne de valeur, et notamment la cruciale phase amont – depuis l’approvisionnement en matière première auprès des fournisseurs initiaux en passant par la production des produits semi-finis et produits finis jusqu’au stockage, avant la distribution auprès des clients (supply chain aval) – dont l'optimisation conditionne une partie de l’empreinte écologique de la chaîne en aval.

$ 163 milliards de stocks gaspillés chaque année*

Privilégier l’écoconception, sélectionner les fournisseurs sur des critères environnementaux exigeants, optimiser les processus de production, relocaliser les chaînes d’approvisionnement… voilà quelques clés pour une Supply Chain durable et compétitive.

Mais dans la logique selon laquelle le meilleur déchet reste celui qu’on ne produit pas, bâtir une Supply Chain performante à la fois économiquement et écologiquement suppose pour commencer de ne produire que ce dont on a besoin. C’est une évidence, pourtant même les organisations les plus en pointe peinent à relever ce défi, particulièrement dans la période mouvementée actuelle. Ainsi, quand on sait que près de 10% des stocks produits chaque année dans le monde finissent en déchets pour cause de surproduction ou d’expiration, générant d’immenses surcoûts, émissions et pollutions, on mesure l’urgence pour les organisations à perfectionner leur gestion des approvisionnements et des stocks – la fameuse supply chain amont !

*(*) « *Les milliards manquants : le coût réel des déchets de la Supply Chain » de Avery Dennison est un rapport détaillé (2022) de plus de 300 entreprises et plus de 7 500 consommateurs, évaluant l’état des chaînes d’approvisionnement mondiales et la question des déchets aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, Chine et Japon. Le rapport se concentre sur cinq secteurs — nourriture ; beauté ; vêtements ; automobile ; soins de santé et produits pharmaceutiques.

Réduire les stocks tout en améliorant la disponibilité de l’offre : quand la performance sert la sustainability

En 2023, c’est moins la volonté de réduire leur empreinte carbone que la recherche de meilleures performances opérationnelles qui pousse les organisations à s’équiper de solutions d’optimisation des stocks et approvisionnements. On peut toutefois parier que dans un contexte de montée en puissance des obligations règlementaires – au premier rang desquelles la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) – les critères environnementaux deviendront bientôt déterminants, puisque l’ensemble des entreprises devront, directement ou indirectement, initier un reporting de durabilité sur l’ensemble de leur chaîne de valeur.

Une perspective qui réjouit des éditeurs de solutions comme BEVOLTA, dans la mesure où les outils de pilotage de Supply Chain amont ont un impact avéré sur la réduction de l’empreinte carbone, puisque leur déploiement implique une meilleure anticipation des besoins, une traçabilité accrue des opérations et quasi-automatiquement une réduction des stocks… Le tout en améliorant la performance opérationnelle de l’entreprise.

Une preuve de plus, s’il en fallait, que « sustainability » rime souvent avec progrès.